– Résultats de la dernière étude Ifop pour WWF et Vrai sur les Français et l’alimentation « bio »

Interrogés par l’Ifop pour WWF et Vrai, 47% des Français déclarent acheter souvent ou de temps en temps des aliments « bio », soit 6 points de plus qu’en 2008, et même 14 points de plus qu’en octobre 2000.

Néanmoins après « la crise du concombre » en Europe, on note une petite baisse de confiance dans l’appellation : un Français sur deux (50%). Ainsi par rapport à 2008, la part de personnes ne consommant jamais de « bio » et faisant confiance à cette appellation a reculé de 29 points.

93% des personnes interrogées estiment que les produits « bio » sont trop chers et 81% que l’on manque d’informations claires et précises sur les avantages et les inconvénients des produits.

Spontanément, pour près d’un Français sur deux, « consommer bio » est avant tout un phénomène de mode (44%) avant d’être un moyen de préserver sa santé (25%) ou l’environnement (19%). Néanmoins, en considérant le total des citations, le premier argument est la préservation de l’environnement, cité au global par 58% des personnes interrogées, devançant ainsi le phénomène de mode (52%) et la préservation de sa propre santé (50%). Enfin, 40% des interviewés jugent que c’est un moyen de privilégier le goût authentique des aliments.

Enfin, 59% des personnes interrogées estiment justement que les agriculteurs français produisent moins de produits « bio » que les Français en consomment. 

– Conclusion de l’étude : 

En dépit de l’impact de la récente affaire de contamination de légumes en Europe sur l’opinion, influant logiquement sur le niveau de confiance accordé aux aliments bio, cette étude confirme le développement de la consommation de ces produits, engagée depuis le début des années 2000. A l’instar des mesures précédentes, les Français regrettent néanmoins le niveau des prix et l’opacité entourant les produits, mais reconnaissent cependant accéder plus facilement aux aliments bio qu’auparavant. Signe que les habitudes de consommation évoluent, près d’un Français sur deux évoque spontanément un effet de mode lorsqu’il évoque le bio, mais plus de la moitié des interviewés reconnaît par ailleurs l’impact positif du bio sur la santé et l’environnement.