Je vous parlais dans un de mes précédents articles de la question de l’impact des ONG dans la réputation des entreprises, et bien en voici un bel exemple !

La multinationale GDF Suez s’est vue attribuer lors de la 40ème édition du Forum économique mondial à Davos, la disctinction très peu convoité du « prix de la honte«  pour son implication dans la construction d’un barrage au Brésil.
Avec 5097 votes, ce « prix de la honte » attribué par le public, récompense les entreprises les plus irresponsables en matière de respect de l’environnement.

Le public a voulu dénoncer la participation de GDF Suez à la construction d’un barrage hydraulique à Jirau, au Brésil qui selon le mouvement de défense des peuples indigènes Survival, remet en cause la survie des populations sur place.

L’ONG accuse notamment GDF Suez, principal actionnaire du consortium d’entreprises qui construit ce barrage, d’avoir fait preuve d’un manque de vigilance lors de la planification et la construction, et de ne pas s’être assuré du consentement des groupes autochtones.

Antoine Lenoir, porte-parole de GDF Suez, répond : « Nous ne sommes pas dans Avatar! GDF Suez n’arrive pas dans un pays avec de grosses pelleteuses pour tout casser. Ces programmes sont validés par des organisations institutionnelles et un président qui s’appelle Lula, » dit-il.
Mais certaines ONG continuent de s’inquiéter de l’impact d’une telle activité sur l’environnement local.

Paradoxalement ce prix a été remis au même moment qu’une autre récompense, positive cette fois : le label RSE (responsabilité sociale des entreprises) dans la catégorie « Donneurs d’ordres ». Un label qui porte sur les rapports de l’entreprise avec ses partenaires qui travaillent dans les centrales d’appel et non sur l’impact de ses activités.

Un prix qui contrairement au précédent est presque passé inaperçu… Une très mauvaise publicité en somme pour le groupe !

Publicités