30% des Français se déclarent non-donateurs, pourtant 90 % d’entre eux disent reconnaître l’utilité des associations humanitaires.
Voilà le paradoxe que révèle l’étude menée par France Générosité (syndicat professionnel des organismes faisant appel aux générosités) une étude* portant sur le profil et les motivations des non-donateurs aux associations et fondations.

L’étude distingue ainsi parmi les « non-donateurs » deux profils :

  • « Les irréductibles » (17% des personnes interrogées) qui ne franchiront pas la barrière du don.
  • « Les espoirs » (12%) qui sont finalement des donateurs potentiels. Autrement la population avec laquelle les associations doivent apprendre impérativement à communiquer!

Les principales raisons de ne pas faire un don sont :

  • Les doutes sur les usages faits des dons récoltés (87% des non-donateurs). Un chiffre important qui révèle l’importance de communiquer davantage sur les actions réalisées que les actions à réaliser. (Nous en parlions dans notre précédent article sur la polémique Pierre Berger/Téléthon).
  • Le fait de ne pas avoir soi-même assez d’argent pour donner (76%)
  • Le fait de préférer garder son argent pour sa famille (70%)

On voir donc que dans « le non don » les questions de transparence et d’utilisation de l’argent sont les motifs majeurs. Mais plus important, et c’est là que les associations doivent s’interroger sur des nouveaux leviers de générosité, les « espoirs » seraient prêts à donner, s’il s’agissait d’une association dont la cause les touchait personnellement ou quelqu’un de leur famille proche (58%) ou si une personne de l’association venait leur parler personnellement.
La question donc de la proximité est cette fois au coeur du sujet.


Le défi est donc double : comment parvenir à créer ce lien et cette implication entre le public et les associations? Et comment démontrer l’utilité et la réalité concrète de leurs actions?


*Enquête online réalisée du 29 octobre au 3 novembre auprès d’un échantillon de 2 990 individus âgés de 25 ans et plus, échantillon provenant de la base de données d’internautes de 18 ans et plus acceptant de participer au programme d’enquêtes MediaprismGroup (Groupe de conseil en communication et marketing).