Facebook tout le monde y est : marques, entreprises, institutions, mais aussi les associations et ONG bien sûr

Selon une étude réalisée aux États-Unis en avril 2009 (http://nonprofitsocialnetworksurvey.com ) et rapportée par Youphil, 74% des ONG sont sur Facebook. Comment expliquer un tel succès?

Les réseaux sociaux c’est d’abord rappelons-le l’opportunité de créer et d’entretenir du lien. De faire partager des choses (informations, émotions, connaissances…) et renforcer ainsi une forme de cohésion. Dans le cas des associations et des ONG, la relation est un élément primordial dans son succès et son fonctionnement. C’est parce qu’une association aura su créer du lien, qu’elle parviendra à mobiliser ses membres, des donateurs, des bénévoles, des soutiens financiers. On comprend ainsi facilement pourquoi elles ont naturellement et rapidement investi les réseaux sociaux.

Si le lien se crée entre association et membre, il est également présent entre les membres eux-mêmes. En se retrouvant au sein d’un même groupe, autour d’une cause, ces personnes traduisent une sensibilité particulière liée la plupart du temps à leur propre histoire. Une histoire qu’ils peuvent partager avec ces autres membres, échanger un vécu, une expérience renforçant ainsi une forme de cohésion et de mobilisation. Car le moyen le plus sûr pour toucher un public est de parler de ce qui le préoccupe vraiment. Or si ces derniers se sont naturellement ralliés à une cause en adhérant à un groupe ou une « fan page » par exemple, cela signifie que la préoccupation ou l’attention est déjà là, le partage avec d’autres membres du réseau ne fera que la renforcer. Le meilleur moyen en somme d’allier avantage concret et sociabilité. C’est à l’association ensuite de faire vivre et entretenir ce lien, et de se montrer à l’écoute vis à vis de ces témoignages. (Exemple avec la page de mécénat chirurgie cardiaque ou ce groupe)

N’oublions pas aussi bien évidemment les bienfaits de l’intéractivité : associations et ONG ont aussi la possibilité d’appeler les internautes à s’exprimer, donner leur avis, participer à des programmes ou projets solidaires ponctuels. (Exemple : Le Ruban Rose).

Enfin c’est une plateforme où l’association peut simplement communiquer sur ses actions régulièrement, partir à la conquête d’un public large et plus jeune, et pourquoi pas à terme (mais beaucoup plus exceptionnel) amener celui-ci à s’engager sur le terrain.

Mais si ces dernières-ci sont nombreuses à investir les réseaux sociaux, leur champ d’action reste toute de même limité.
D’abord car les communautés dans la plupart des cas sont peu nombreuses et la présence des membres dans un groupe ou « fan page » est généralement de courte durée (on succombe assez rapidement à l’envie de soutenir une cause mais en général l’engagement ne se prolonge pas en terme de temps et ne donne pas forcément lieu à des actions concrètes). Enfin, parce que l’enregistrement de dons à partir de réseaux sociaux reste faible.

Je reste néanmoins convaincue que les associations et les ONG gagnent à s’afficher sur les réseaux sociaux, de manière à mobiliser ou promouvoir simplement un projet associatif. Si y figurer n’est pas gage de succès, ne pas y être du tout serait une erreur.