Si comme moi vous êtes profondément fasciné par le genre humain et la solidarité, vous n’avez pas pu être insensibles aux magnifiques émissions de « Rdv en Terre Inconnue » proposées et animées par Frédéric Lopez.

Je ne me lasse pas de les regarder, en rêvant moi aussi un jour de voyager  en Terre Inconnue!
Bon, en attendant, sachez que l’animateur prépare un nouveau programme court. Une émission qui viendra en aide au développement international dont le but sera de “montrer quelqu’un qui, quelque part dans le monde, ne nous a pas attendu pour faire un monde meilleur”.

L’émission baptisée “Parions pour un monde meilleur”, pourrait être à l’antenne début 2010. Une forme de loto humanitaire mondial, où plus qu’un appel aux dons qui fait bien souvent appel à la sensibilité (pour ne pas dire culpabilité) du public, permet de mettre en lumière des gens qui ne suscitent pas la pitié mais plutôt l’étonnement et l’admiration. Tout comme l’émission « Rdv en Terre Inconnue » d’ailleurs, c’est donc un prolongement tout à fait logique. En effet si vous êtes des adeptes de l’émission, vous voyez bien que l’émotion est toujours partagée, et découvrir ces modes de vie simples et si différents nous rend d’abord admiratifs. C’est par la suite que l’émotion est telle qu’elle ne sera pas sans susciter chez certains l’envie de venir en aide à ces peuples.

C’est une approche très intéressante sur laquelle devrait davantage se pencher les associations.
Le public est bien souvent « blasé », « exaspéré », par les messages ou images d’horreur récurrentes. Aujourd’hui, les causes sont si nombreuses qu’au lieu d’attirer l’attention et la sensibilité du spectateur, il se désintéresse. Ne vous est-il jamais arrivé de vous empresser de changer de chaîne lorsqu’est diffusé sur vos écrans des images insoutenables d’enfants victimes de mal nutrition à l’heure du déjeuner? N’avez-vous jamais eu un sentiment d’exaspération lorsque un 3ème sans-abri vous sollicite dans le métro en moins d’1h?
C’est tout à fait naturel. Lorsque les images sont trop fortes, la culpabilité nous amène à les ignorer, à procéder à un rejet plutôt que de retenir notre attention. De même lorsque l’on est trop sollicité, on se sent facilement oppressé et nous n’avons plus envie de faire « un beau geste ».
Le mode de sollicitation indirecte est une approche à développer. Le « pathos » ne fonctionne pas toujours, au contraire. De plus, pour l’avoir vécu aussi de l’intérieur (j’ai été moi même en charge de la communication au sein d’une délégation de la Croix-Rouge Française) tenir un discours axé le plus souvent sur la pitié est aussi très épuisant moralement.
Donc tant d’un point de vue interne que externe, la communication sur ce point est à revoir!

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